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Interculturalité : favoriser les conditions du mieux-vivre ensemble

Pour Ecolo, il faut se pencher lucidement et largement sur les difficultés liées au «vivre ensemble» et accentuer la lutte contre toutes les formes de peur et de discrimination. Si les politiques d’intégration dépendent surtout du niveau régional, les communes, en tant que partenaires actifs, peuvent dynamiser les processus régionaux mais aussi développer leurs propres dynamiques interculturelles.

Quelle politique pour favoriser le vivre ensemble ?

La pluriculturalité est une donnée incontournable de nos sociétés contemporaines. Le brassage des origines, des nationalités, des cultures, est un facteur potentiel d’enrichissement réciproque considérable, dès lors que chacun est reconnu dans ses richesses spécifiques.

Pour permettre la mise en place d’une réelle société interculturelle, il faut dès lors agir autour de 3 axes :

1. Outiller : connaître les lois, les institutions, les règlements qui rythment la société même dans son quotidien, pour pouvoir communiquer, et donc maîtriser la langue … il est essentiel de donner à tous les outils nécessaires à la compréhension et à l’autonomie dans la vie quotidienne

2. Valoriser : pour réussir l’interculturalité, il faut apprendre à se connaître, à reconnaître ses différences, dès l’enfance, non comme cause de conflit mais comme une autre déclinaison de l’humanité, comme une richesse dont chacun peut être fier. La reconnaissance et la valorisation des minorités, des cultures d’origines, des identités spécifiques permettront à chacun de s’impliquer comme citoyen à part entière et d’être associé à la vie politique des communes.

3. Décloisonner : s’il est nécessaire pour chacun de vivre son identité, sa culture comme une richesse et une valeur en soi, il importe de soutenir la création de liens sociaux réels entre personnes vivant sur un même territoire et partageant un espace commun. C’est sur le terrain communal que ce brassage trouve essentiellement et naturellement à se développer.

Les politiques d’intégration doivent dès lors se fonder sur les principes d’égalité et permettre aux migrants de participer pleinement à la vie sociale, économique et culturelle de la société, et ce dans le respect de la diversité.

L’accompagnement intensif des primo-arrivants et des personnes actuellement précarisées ou exclues du marché de l’emploi doit être une priorité absolue afin que l’immigration devienne une réalité positive, tant pour nous pays d’accueil que pour les pays d’origine.

Les axes d’action et des propositions pour les mettre en oeuvre

Permettre à tout un chacun de trouver sa place et de participer à la construction de la société

Les politiques d’intégration ne seront réussies que si elles se construisent avec les personnes concernées. Celles-ci doivent donc être des partenaires à part entière, organisés, faisant connaître leurs difficultés spécifiques et développant des propositions personnalisées. Les acteurs de terrain qui les accompagnent doivent pouvoir coordonner leurs actions, afin de les rendre plus efficaces.

* Renforcer la lutte contre les discriminations à l’embauche au sein de la fonction publique communale

* Favoriser l’engagement des policiers issus des différentes migrations

* Développer à l’attention des populations étrangères (hors Union européenne) des campagnes d’information relatives à leur droit de vote

* Avec l’aide des écoles, des écoles de devoirs, des associations, renforcer et développer les cours de langues officielles pour les adultes et les enfants de la commune ne maitrisant pas la langue

* Encourager dans le cadre de cours d’alphabétisation les initiatives qui encouragent la rencontre de l’autre et la construction d’une société interculturelle

* Prévoir des lieux d'inhumation appropriés aux divers cultes reconnus, à des prix démocratiques, éventuellement en collaboration avec les communes voisines

Valoriser le potentiel de chacun : renforcer la solidarité et la reconnaissance

Pour réussir l’interculturalité, il faut apprendre à se connaître, à reconnaître ses différences, dès l’enfance, non comme cause de conflit mais comme une autre déclinaison de l’humanité.

* Renforcer les actions d'alphabétisation, d'apprentissage des langues officielles et d'insertion sociale et citoyenne, notamment au bénéfice des femmes d'origine immigrée

* Sensibiliser la population à l’enrichissement apporté par l’interculturalité

* Jouer un rôle moteur dans la concrétisation d’un pluralisme et d’un enrichissement pluriculturel, notamment en favorisant les contacts entre les populations d’origine étrangère et les écoles et les milieux associatifs

* Offrir la possibilité de concrétiser des partenariats au sein des écoles et des structures de santé afin que les différences culturelles soient prises en compte

* Dans le cadre des projets de cohésion sociale, intégrer le soutien à l’interculturalité

* Développer les collaborations entre les ILA (Initiatives Locales d’Accueil)/le

* centre culturel/ les acteurs du parcours d’accueil

* Dans le cadre de ces actions diverses, s’assurer de la présence et de la participation des femmes notamment primo-arrivantes

Décloisonner la société et favoriser le brassage et les rencontres

* De façon générale, être attentif dans tous les projets de la commune à la dimension interculturelle

* Favoriser le brassage culturel et social au sein des établissements scolaires communaux et provinciaux (politiques d’accueil) et via une politique de « sport pour tous »

* Former les fonctionnaires communaux et de police aux relations interculturelles

* Mettre en place des activités pour les femmes immigrées et soutenir leurs associations afin de les faire participer à la vie communale

Lutter contre les discriminations de toute forme

* Sensibiliser l’administration communale ou provinciale à la thématique de la discrimination (gens du voyage, par exemple) afin de développer un projet de création d’une aire d’accueil en un lieu adapté

* Sensibiliser la population communale et lutter contre les préjugés, avec l’aide par exemple du Service de Médiation des Gens du Voyage de Wallonie

* Mettre en place une procédure qui permette à l’autorité communale d'anticiper et de se positionner clairement lorsque la question du séjour des Gens du Voyage se pose et, dès lors, déployer un dispositif adéquat visant à organiser le séjour de ces familles et à limiter les inconvénients des séjours non-gérés tant pour les Gens du Voyage que pour les riverains et les différents acteurs communaux

* S'engager à examiner de façon objective les demandes de permis d'urbanisme concernant les terrains familiaux

* Appliquer les dispositions de la législation belge en inscrivant les gens du voyage installés de façon permanente dans leur commune au registre de la population à l’adresse de leur caravane ou à une adresse de référence

* Ne pas créer de règlements de police et arrêtés interdisant la venue des gens du voyage

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