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Jeunesse : bien-être, émancipation et mixité sociale

La politique de la jeunesse devrait constituer une priorité incontournable ; pourtant elle est souvent le parent pauvre des politiques et des programmes électoraux communaux. Trop souvent, la commune développe un semblant de politique sportive et culturelle et néglige l’intérêt de la participation des jeunes aux décisions qui les concernent et à la vie de leur commune en général. Le jeune est alors utilisé comme alibi politique, comme client ou consommateur plutôt que comme acteur de son avenir. Il est grand temps de changer les perspectives. Dans ce cadre, les maisons de jeunes, les mouvements de jeunesse ou les groupes de jeunes constitués sont des partenaires incontournables et à privilégier, sans perdre de vue l’importance de toucher et de prendre en compte les jeunes ne participant pas (encore) aux activités qu’ils proposent et qui peuvent dès lors être touchés via l’école.

Quelle politique de la jeunesse ?

Pour Ecolo, les politiques menées en matière de jeunesse par la commune doivent concerner tous les jeunes et viser :

o le bien-être: en favorisant leur émancipation ; en tenant compte des réels besoins des jeunes dans la commune, particulièrement les plus démunis ainsi que ceux qui ne sont pas déjà engagés dans une organisation (maison de jeunes, club sportif, maison de quartier …) ;

o l’autonomie : permettre à chaque jeune d’être autonome et de s’émanciper. Les politiques doivent faire en sorte que les jeunes de la commune puissent s’exprimer, se réunir, s’informer, se déplacer de façon autonome ;

o la mixité: afin de développer les liens sociaux et la solidarité au sein des différents jeunes et de la population en général, il semble important d’encourager une certaine mixité tant sociale que d’âge, de sexe et d’origines culturelles. Dans ce but, les échanges intergénérationnels et interculturels dans les différents quartiers, dans les écoles, lors des activités extrascolaires, doivent être encouragés. La diversité et la mixité, quelles qu’elles soient, doivent être perçues non pas comme une appréhension mais comme une richesse.

Nous proposons d’instaurer à Hannut un processus concernant la jeunesse similaire à celui de l’agenda 21. Il s’agira, en assurant la participation de l’ensemble des jeunes de la commune, de définir les besoins des jeunes et la manière dont la commune peut y répondre. Ce plan jeunesse au niveau local est une véritable stratégie politique qui concerne tout ce qui touche les jeunes et répond aux défis de leur participation et de l’amélioration de leurs conditions de vie. Il est établi sur toute la durée de la législature et permettra d’agir de manière transversale sur toutes les politiques menées par la commune, en y accordant les moyens financiers (dont, entre autres, un budget participatif) et humains adéquats.

Le plan jeunesse local doit se pencher aussi bien sur les questions d’activités extrascolaires, que sur les questions de mobilité, d’aménagement urbain … Il doit prendre en compte les problématiques vécues par les plus jeunes comme par les jeunes adultes entrant dans la vie active (soutien à la transition : logement/culture/ emploi/ crèches …).

Les axes d’action et des propositions pour les mettre en oeuvre

Encourager la participation de tous les jeunes dans toutes les décisions qui les concernent

Ce qui implique, notamment :

o d'entamer, dès le début de la législature communale, la conception d’un plan jeunesse local en y associant l’ensemble des jeunes de la commune ;

o de motiver le conseil consultatif des jeunes, représentatif de toutes les réalités des jeunes de la commune, qui peut rendre un avis sur toutes les politiques qui concernent les jeunes, que ce soit d’initiative ou sur demande du conseil communal, du collège ou du conseil de CPAS ;

o de consulter les jeunes pour toute décision concernant un projet d’aménagement urbain ou d’infrastructure qui les concerne ;

o d'associer les jeunes à la confection des règlements d’utilisation de ces aménagements ou infrastructures.

Coordonner et se concerter avec le tissu associatif existant sur la commune

Les associations de jeunes ou qui travaillent avec les jeunes sont des partenaires précieux pour leur expertise et leur connaissance de la réalité des jeunes qu’ils côtoient quotidiennement. Ce qui implique, notamment :

o de favoriser la coordination des structures jeunesse sur le territoire communal. Par exemple, en leur facilitant l’organisation d’une activité commune ;

o de s'assurer, en lien avec les Communautés et les associations actives sur le territoire, de l’existence et de la bonne coordination de services assurant le soutien et la prise en charge des jeunes en souffrance ou en décrochage (AMO, MJ, SAS …) ;

o d'envisager le rôle de l’administration communale comme fédérateur des initiatives existantes et non comme opérateur, sauf s’il y a un manque à combler qui ne peut l’être par un opérateur déjà installé sur la commune ;

o de considérer les associations de jeunesse comme de véritables partenaires des politiques de jeunesse menées par la commune.

Dresser un état des lieux concernant l’offre, la demande, l’état des locaux, la disponibilité de ceux-ci … et veiller à l’accès de tous les jeunes aux activités proposées

C’est la toute première étape pour ce qui est des activités offertes aux jeunes sur le territoire de la commune. Il faudra notamment :

o favoriser et soutenir la formation initiale et continuée des animateurs et animatrices, qu’ils soient professionnels ou volontaires, notamment en envisageant la prise en charge du coût de la formation des animateurs volontaires de centres de vacances pour ceux qui la suivent ;

o encourager le développement de centres de vacances (plaines de vacances et mouvements de jeunesse, notamment), d’organisations de jeunesse, de centres de jeunes et d’écoles de devoirs agréés par la la Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles) dans la commune (soutien matériel, prêt de locaux,…) et, en cas de besoins non ou insuffisamment rencontrés par des acteurs associatifs (notamment dans des quartiers ou au bénéfice de publics particuliers), les mettre en place en tant que pouvoir organisateur ;

o veiller à ce qu’en matière de culture, les jeunes aient accès à la fois à une offre adaptée et à la possibilité d’être eux-mêmes créateurs de culture (salle de répétition …) ;

o multiplier, mais aussi, en collaboration avec les jeunes et les autres publics qui les fréquentent, entretenir et embellir les plaines de jeux et infrastructures sportives de quartiers ("hobbyland" par exemple), qui sont, pour beaucoup, les premiers lieux de rencontres sportives et qui permettent à des jeunes qui ne sont pas affiliés à des clubs sportifs de pratiquer les sports d'équipe.

Développer, en fonction de la taille de la commune, une véritable politique d’accès des jeunes à l’information

o informer sur les possibilités de loisirs (clubs sportifs, mouvements de jeunesse, maisons de jeunes …) qui s’offrent aux jeunes sur le territoire communal et dans le bassin de vie ;

o faciliter l’accès aux nouvelles technologies de l’information (par exemple par le biais des bibliothèques et des maisons de jeunes) ;

o permettre l’accès à une information centralisée sur les questions de formation/emploi, logement, AMO, citoyenneté, santé … Il est donc nécessaire de créer un guichet unique « jeune » au niveau communal (en zone urbaine) ou supracommunal (pour les petites communes).

Favoriser la mobilité durable des jeunes

* Permettre aux jeunes de se déplacer et d’avoir accès aux activités scolaires et extrascolaires

* Inculquer et encourager la mobilité douce auprès de la jeunesse doit être une priorité (via entre autres les plans de déplacements scolaires, des formations, des rangs à vélo …) Par les transports en commun, le vélo, la marche à pied, le jeune apprend à se déplacer seul et à être autonome (en évitant par ailleurs le phénomène des « parents-taxis »). Les déplacements à vélo ou à pied permettent également d’avoir une activité physique, ce qui est un plus pour la santé. Afin d’inciter les jeunes à se déplacer autrement, il est important que la commune sensibilise mais également investisse dans l’aménagement de son territoire et de ses voiries : aménagement des abords d’écoles ou de lieux publics (piscines, bibliothèques, maison des jeunes …), création de pistes cyclables et de traversées piétonnes, élargissement des trottoirs, création de parkings vélos …

* Apporter une attention particulière au développement de moyens alternatifs à la voiture pour les déplacements des jeunes en soirées et durant la nuit.

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