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Aménager le territoire : Construire une stratégie pour répondre aux défis du 21ème Siècle et être le terreau de nouvelles prospérités!

Aujourd’hui nous devons relever des défis énergétiques, démographiques, agricoles, environnementaux, sociaux, financiers … L’aménagement du territoire, en tant que facteur d’organisation du vivre ensemble, doit donc être revu à la lumière des nouveaux défis qui s’imposent à nous. L’objectif est de faire éclore une prospérité réinventée, moins consommatrice d’espaces et de ressources et plus axée sur la qualité de vie et le développement des liens sociaux. Cela implique d’accorder une grande attention à la conception et à l’agrément des espaces publics et du bâti ainsi qu’à la qualité de l’environnement et des paysages.

Créer un cadre de vie harmonieux et attirant nécessite évidemment de protéger le patrimoine culturel et naturel (et notamment le caractère rural de Hannut en général et ses villages en particulier), d’assurer l’équilibre des fonctions collectives et privées, de garantir de la place pour tous et des espaces pour les activités, de favoriser une mobilité durable et de rapprocher les logements des lieux de travail ou inversement.

Sans oublier le fait que les espaces publics, comme les bâtiments, doivent être adaptés à tous, quels que soient le handicap éventuel, l’âge ou l’origine socioculturelle.

Notre modèle d’aménagement territorial à Hannut est fortement affecté par l’étalement urbain. Les constructions résidentielles ou commerciales s’étirent à partir des villes vers les campagnes et, en milieu rural, le long des routes en périphérie des villages. Cela provoque un accroissement des besoins en déplacements, une dépendance accrue à la voiture ainsi que le développement d’un réseau d’infrastructures collectives (énergie, eau, égouttage, routes, services de secours …) important et coûteux. La faible densité du bâti s’explique notamment par le caractère pavillonnaire de cette urbanisation, la surface occupée par une villa entourée d’un jardin étant plus importante que celle d’une maison de ville mitoyenne ou d’un appartement en immeuble.

Les prévisions pour 2020 annoncent une population hannutoise de près de 18000 habitants (un peu plus de 15000 actuellement), soit une augmentation annuelle de près de 400 habitants. Un des enjeux est donc de trouver un juste équilibre entre le besoin d’espace pour le logement, les déplacements et les activités économiques et des espaces verts, agricoles et de loisir afin de maintenir la qualité de la vie et les services écosystémiques (services rendus par la nature).

À cela s’ajoutent de nouvelles contraintes et de nouveaux défis liés au coût de l’énergie, à l’explosion des déplacements, à l’essor démographique, à l’évolution sociologique des familles, au vieillissement de la population, à la difficulté d’assurer la conservation du patrimoine bâti, à la crise de la biodiversité, à l’érosion et l’imperméabilisation des sols et enfin à la crise économique.

Quelle politique pour l’aménagement du territoire ?

Le projet d’Ecolo de manière générale porte notamment sur l’utilisation judicieuse et la valorisation, pour le plus grand nombre, des territoires à haut potentiel de développement. Ces espaces, à Hannut-ville ou les villages, doivent être aménagés de manière à exploiter le potentiel des zones à urbaniser, en s’attachant à développer la proximité des services et une mobilité étudiée. C’est sur ces sites à haut potentiel de développement qu’il convient d’agir prioritairement, avec pour priorité la densification des espaces. Parallèlement, il faut freiner l’extension des agglomérations pour permettre le maintien de l’agriculture et des zones vertes.

A Hannut, nous voulons recentrer l'habitat autour de noyaux.

Les axes d'action et des propositions pour les mettre en œuvre

Concevoir les outils et projets communaux au service des habitants

L’aménagement du territoire se traduit par une série de dispositions à valeur réglementaire et de plans d’aménagement portant la vision stratégique de la commune. Il s’agit pour Hannut du schéma de structure communal (en cours d'étude actuellement) complété du règlement communal d'urbanisme.

* Intégrer le défi et la lutte contre les changements climatiques, en particulier dans les aspects « mobilité » et « énergie » de l’aménagement du territoire, tant dans les documents de planification (plans et schémas) que dans les textes d’urbanisme (règlements) :

o règlements facilitant et encourageant la mise en place de panneaux solaires ;

o plans et schémas recentrant l’habitat autour de noyaux et affectant les zones mal situées de la zone non urbanisable dans le but de limiter les déplacements ;

o règlements, plans et schémas intégrant les mesures reprises dans les plans PLUIES en vue de lutter contre l’imperméabilisation des sols.

* Intégrer le défi de la biodiversité :

o via une localisation des projets urbanistiques tenant compte du réseau écologique et des objectifs de maintien et de restauration des écosystèmes ;

o via la prise en compte dans les outils locaux d’aménagement du territoire du réseau écologique et des sites de grand intérêt biologique (zones particulièrement ciblées par le Plan Communal de Développement de la Nature);

o via l’aménagement des bâtiments et de leurs abords dans le Règlement Communal d’Urbanisme (en précisant par exemple les zones "haies", "bosquets", … à implanter sur le terrain et veiller au suivi de la mise en œuvre)

* Utiliser et intégrer les outils adéquats de manière plus efficace :

o intégrer les principes du développement durable dans les projets initiés pour les bâtiments communaux ou gérés par la Régie Communale Autonome (adopter la norme Bâtiment passif et opter pour des éco-matériaux pour toute nouvelle construction et la norme Basse énergie pour toute rénovation) ;

o former les acteurs professionnels et les services communaux aux outils et principes (session d’appropriation des procédures, échanges d’expériences …)

Développer une culture de l’information et de la participation des habitants

Chaque Hannutois est directement concerné par l’aménagement du territoire : lieux de résidence, de travail, espaces de loisirs, nouvelles constructions ou rénovations …

Cependant la majorité des Hannutois entretiennent avec celui-ci une relation strictement réglementaire, alimentant ainsi une perception négative de cette politique.

Il importe donc de faire partager par le plus grand nombre les principes de développement durable du territoire.

* Améliorer l’information des Hannutois et des demandeurs de permis en particulier afin de rendre les législations plus compréhensibles et abordables par chacun : création de guichet de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, accès aux plans, schémas et règlements sur le site internet de la commune …

* Encourager la consultation et la participation par une information large et visible sur les projets publics ou privés lors des enquêtes publiques (réunions de présentation des projets importants, publication sur le site internet de la commune), une adaptation des horaires de réunions et de consultation, le soutien aux initiatives populaires dans l’élaboration et la révision des outils communaux, la valorisation du rôle des membres des commissions consultatives (sessions de formation, d’échange d’expériences …)

* Organiser avec les habitants des réunions de participation en dehors des procédures légales classiques (réunion d’information préalable aux enquêtes publiques …) sur les besoins et l’avenir de leur quartier, sur les orientations stratégiques de la Hannut …

Viser un logement bien situé pour tous

Dans le contexte actuel de lutte contre le réchauffement climatique et des engagements internationaux qui en découlent, imposant de limiter drastiquement l’utilisation du pétrole pour les transports de personnes et de marchandises, la mobilité doit s’envisager sous un nouveau jour. Il convient dès à présent de réfléchir à l’articulation de l’habitat avec l’implantation des activités économiques et des équipements.

* Recentrer et densifier l’habitat autour de noyaux permettant l’accès aux services et commerces de base ou à la culture et y valoriser les terrains disponibles. Cela implique de prioriser la mise en œuvre des disponibilités foncières (ZACC) notamment en fonction de leur proximité des noyaux

* Réfléchir les nouvelles implantations d’infrastructures (école, piscine, …) en partenariat avec les communes voisines afin de rationaliser l’utilisation du sol, les dépenses financières et les moyens humains

* Localiser les activités économiques en fonction de leur accessibilité :

o favoriser les commerces de proximité comme réelle alternative aux grandes surfaces

o protéger les espaces agricoles ou naturels de haute valeur en y décourageant l’installation de logements et d’activités.

* Dans la cadre de la mise en œuvre de ce qui précède, différentes pistes peuvent être explorées :

o reconvertir en logement les étages au-dessus des commerces;

o lutter contre les immeubles vides ;

o rehausser des bâtiments existants ;

o quand cela est possible, imposer la mitoyenneté sur les volumes principaux ;

o respecter une densité minimale de logements suivant les zones et en fonction de la proximité avec le noyau d'habitat défini;

o utiliser de façon plus intensive l’espace dédié à l’activité économique en travaillant sur le mode d’implantation et l’urbanisme : de 15 à 20 % des surfaces utilisées peuvent être épargnées par des aménagements plus judicieux ;

o réaménager en priorité les dents creuses, tant pour le logement et l’activité économique que pour une vocation récréative.

Garantir un milieu de vie de qualité

Si le recentrage de l’urbanisation entraînera dans certains cas des ruptures de morphologie des zones d'habitat existantes (peu denses), il ne s’agit nullement de créer un nouvel urbanisme oppressant, de promiscuité ou d’inconfort. Il s’agit au contraire d’accroître le plaisir d’y habiter.

Dans les quartiers fortement urbanisés, les espaces libres doivent être utilisés pour développer une vie de quartier et l'agrémenter. Ces espaces de création sociale et d’ambiance déterminent la qualité de vie des quartiers.

* Multiplier et embellir les espaces publics, leur donner une vocation sociale dans les quartiers existants (lieux de rencontre, espaces favorables au développement de la biodiversité, potagers urbains, plaines de jeux, espaces sports …)

* Prévoir, dans tout projet, de tels espaces publics à vocation sociale en mettant l’accent sur la verdurisation des quartiers et voiries, proportionnellement au nombre d’habitants concernés

* Prêter une attention particulière à l’aménagement de ces espaces publics qui doivent être de qualité (mobilier urbain), conviviaux et pensés aussi pour les usagers lents et les personnes à mobilité réduite (PMR) (développement de cheminements piétonniers et cyclistes protégés et verdurisés par exemple)

* Imposer la création de nouveaux espaces verts, de trottoirs, de plantations dans les charges d’urbanisme des nouveaux projets d’urbanisation

* Envisager des mesures d’adaptation des espaces au contexte démographique : vieillissement de la population, réduction de la taille des noyaux familiaux, accessibilité aux personnes à mobilité réduite …

* Implanter davantage d'œuvres d’art dans l’espace public

* Prendre en compte les lignes à haute tension (LHT) et les émetteurs à haute fréquence lors de la délivrance de permis ou la mise en œuvre d’outils de planification (plan communal d’aménagement (PCA), schéma de structure (SSC), règlement communal d’urbanisme (RCU) …) afin d’éviter toute construction d’habitations, écoles … à l’intérieur d’une zone proche (à déterminer en fonction de la puissance de la LHT ou de l’intensité des champs électromagnétiques)

Une attention particulière doit être apportée à l’intégration des projets dans leur contexte, que ce soit vis-à-vis du maillage écologique, du paysage, du patrimoine ou des risques naturels, dont ceux liés aux inondations.

* Assurer une perméabilité maximale des parcelles nouvellement bâties ou, à défaut, imposer des mesures compensatoires limitant l’impact négatif de la nouvelle construction sur les risques d’inondations

* Prendre en compte la problématique dans les nouveaux projets en favorisant les « projets verts » tels que les toitures vertes, la création d’espaces verts perméables, les parkings semi-drainants …

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